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18 février 2009

Un demi-million de Danois font l’objet de pressions syndicales

Un employé sur cinq sur le marché du travail danois fait l’objet de pressions pour être membre d’un syndicat déterminé. En 2006, le mouvement syndical chrétien Kristelig Fagbevægelse a remporté une victoire écrasante en ce qui concerne les accords danois sur l’affiliation obligatoire au syndicat devant la Cour européenne des droits de l’homme à Strasbourg. Selon les accords d’affiliation obligatoire au syndicat, l’affiliation à un syndicat déterminé pouvait être la condition d’embauche.

Avant l’interdiction des accords d’affiliation obligatoire au syndicat en 2006, 19 pour cent des travailleurs sur le marché de l’emploi danois étaient victimes de pressions pour s’affilier à un syndicat déterminé. Aujourd’hui, 21 pour cent font l’objet de ces pressions (soit pratiquement un demi-million de personnes), selon une étude réalisée par l’institut de recherche en opinion Megafon.

Le gouvernement danois a immédiatement appliqué le jugement prononcé par la Cour européenne des droits humains en interdisant les accords d’affiliation obligatoire à un syndicat. Autrement dit, il est illégal de tenir compte de l’affiliation ou de la non-affiliation à un syndicat lorsqu’un employeur engage ou licencie un travailleur.

Le Kristelig Fagbevægelse soulignait déjà à cette époque la lacune dans la législation dans la mesure où la pression syndicale dans la vie quotidienne n’était pas interdite et a, par conséquent, suggéré d’interdire la discrimination fondée sur le choix d’un syndicat – à l’instar de l’interdiction déjà existante de la discrimination fondée sur le sexe, la race, la religion, l’orientation sexuelle, etc.

Cette étude démontre qu’une interdiction de la discrimination fondée sur le choix d’un syndicat pouvait s’avérer positive. « Nous avons contacté le gouvernement et plusieurs politiciens au Folketing afin d’attirer leur attention sur la nécessité de prendre des mesures en vue d’empêcher les pressions syndicales exercées sur le marché du travail danois », a affirmé M. Søren Fibiger Olesen, président du Kristelig Fagbevægelse.

Le ministre danois de l’Emploi, M. Claus Hjort Frederiksen, était positif par rapport à la proposition du Kristelig Fagbevægelse. Le 22 janvier, il a affirmé au Jyllands-Posten, le journal le plus important au Danemark: « Il est fondamental que personne ne fasse l’objet de pressions sur leurs moyens de subsistance pour devenir membre d’un syndicat déterminé. Nous avons mené cette lutte pendant de nombreuses années et ne pouvons accepter que les pressions soient à nouveau introduites par des moyens détournés – moyennant le harcèlement ».

Source: Kristelig Fagbevægelse