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Solidarité avec le peuple à Chypre frappé par une nouvelle crise

Bruxelles, 11 juillet 2011 - L’Organisation mondiale des travailleurs (WOW) exprime sa sincère solidarité et ses condoléances à toutes les personnes qui ont perdu des êtres chers à la suite de la violente explosion d’un dépôt de munitions dans la base navale d’Evangelos Florakis. Il est tragique d’apprendre que l’explosion a provoqué la mort de 13 personnes au total. Nos pensées vont aux familles de ceux qui ont perdu la vie.

L’explosion sur la base navale a eu pour conséquence la destruction de la centrale électrique Vassilikos à Chypre. Depuis cette destruction, l’ensemble du personnel de l’Office chypriote de l’électricité (Electricity Authority of Cyprus - EAC) s’est efforcé de limiter les dommages causés. La centrale électrique de Vassilikos fournit environ entre 50 et 60% de l’électricité à Chypre. Bien que les employés de l’EAC fassent tout leur possible et que d’autres centrales électriques mettent tout en œuvre pour couvrir la perte de production, il faudra des années avant que tous les dommages ne soient réparés et que la centrale de Vassilikos ne puisse fonctionner à nouveau au même niveau requis.

Il est encore trop tôt pour connaître les effets précis de l’explosion et des dommages indirects sur la centrale électrique. Il est cependant manifeste qu’elle aura une incidence à l’échelle nationale, en particulier à un moment où le pays était déjà en difficulté en raison de la crise financière mondiale. C’est avec grand étonnement que l’Organisation mondiale des travailleurs (WOW) a appris que le gouvernement de Chypre a intégré l’impact de l’explosion dans l’ensemble des mesures financières visant à combattre la crise.

La Fédération panchypriote des syndicats indépendants (POAS), organisation affiliée à l’Organisation mondiale des travailleurs (WOW), a exprimé sa vive inquiétude quant à l’intention du gouvernement de Chypre de planifier d’importantes coupes salariales et diminutions des avantages des employés du secteur public et parapublic. Nous considérons qu’une plus grande solidarité devrait être manifestée maintenant que Chypre est confrontée non seulement à une crise mais à deux crises majeures.

La WOW considère que le peuple devrait oeuvrer ensemble et collaborer davantage afin de combattre la crise. Le gouvernement devrait jouer un rôle particulier dans ce sens. Il devrait instaurer une stabilité sur le marché (du travail). Par exemple, aux Pays-Bas, le gouvernement a créé un fonds spécial pour les employés qui ont été licenciés (temporairement ou partiellement) par l’employeur afin de s’assurer qu’ils aient un revenu. Certains travailleurs/euses ont été licenciés temporairement ou ne prestent que la moitié de leurs heures contractuelles. Cette mesure a pour but de garantir que, lors de la relance économique, ils puissent être réengagés à temps plein, empêchant ainsi leur perte d’emploi dans l’entreprise.

Cette mesure est coûteuse mais moins chère que de voir toutes ces personnes frapper à la porte du fonds de chômage. Elle devrait être encouragée afin qu’un nombre maximum de personnes continuent de participer au marché du travail dans la mesure où ils seront indispensables lorsque les temps deviendront meilleurs.

Ces types de mesures sont adoptés dans un plus grand nombre de pays de l’Union européenne. Bien que de nombreux pays éprouvent des difficultés en raison de la crise, ils mettent tout en œuvre pour veiller à ce que la population demeure impliquée et active. Une incitation financière est, bien entendu, à l’origine de ces mesures, mais celles-ci sont également le résultat de la solidarité avec ceux qui en ont le plus besoin. Nous ne sommes pas seuls dans ce monde.

L’Organisation mondiale des travailleurs (WOW) tient, par conséquent, à exprimer sa solidarité avec tous les travailleurs/euses pouvant être affectés par les mesures du gouvernement chypriote. Nous suivrons de près les développements à Chypre afin de garantir que tant nos collègues de l’Office chypriote de l’électricité (EAC) que de la POAS, entre autres, ne soient pas les seuls à faire les frais de la crise actuelle.